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La situation :

       Les marabouts exerçaient auparavant leurs fonctions dans les campagnes, dans les villages. Les talibés vivaient pour la plupart chez  leurs parents et se rendaient chaque jour au daara pour l'apprentissage du Coran.

 Les daaras subvenaient à leurs besoins grâce aux récoltes agricoles opérées par les talibés les plus âgés. De plus, la communauté villageoise donnait au marabout les moyens d'assumer ses responsabilités et mettait le talibé dans des conditions d'étude acceptables. En échange de l'éducation des enfants, les marabouts recevaient de la part des populations, une aide matérielle ou des services.

 Dans les daaras, les talibés apprenaient une partie des versets du Coran et recevaient une éducation religieuse. Le passage par le daara était un moyen de démocratiser l'éducation islamique dans la mesure où tous les enfants quel que soit leur milieu social d'origine avaient accès à l'école coranique. A côté de cela, les talibés participaient aux travaux agricoles et à la vie communautaire. Ils apprenaient une des vertus essentielles, l'humilité et le sens de la vie ascétique.

 Des sécheresses ont touché le Sénégal, réduisant considérablement les récoltes. Les marabouts ne pouvant plus subvenir à leurs besoins de première nécessité ont fui les campagnes en espérant retrouver des conditions de vie supportables. Ces zones économiques sont devenues très pauvres. En saison sèche, l'exode rural dans les grandes villes est devenu une stratégie de survie pour les marabouts ainsi que pour d'autres catégories de population. La sécheresse et l'attrait en milieu urbain ont rompu cet équilibre traditionnel.

 Mais la situation en ville s'avère difficile, les marabouts n'ayant pas de ressources fiables. Malgré cela, l'afflux des marabouts vers les zones urbaines ne cessent de s'accroître.

 Les talibés ont été contraints de suivre le mouvement vers la ville. Pour faire vivre le daara, les marabouts n'ont pas trouvé d'autres solutions que d'envoyer les talibés mendier.

        Aujourd'hui, avec l'exode rural, la crise des valeurs,...les marabouts et les talibés assistent à une altération du fonctionnement de leur statuts et rôles.

         Il n'existe plus de statut type du talibé, dans la mesure où ceux issus des familles les plus favorisées sont dispensés de mendier. Ils viennent au daara seulement pour suivre les cours et rentrent chez eux pour manger et dormir. Il existe plusieurs formes de talibés (externes, internes,...), de ce fait le daara a perdu son rôle d'uniformisation sociale.     

        Le daara était auparavant une structure communautaire de socialisation mais est devenu aujourd'hui une source d'exploitation quand les enfants sont utilisés comme talibés mendiants au profit des marabouts.

          Enfin, la région de St Louis étant située au nord du Sénégal a été victime plus que les autres régions des sécheresses, elle a donc connu un essor considérable des foyers religieux urbains, ce qui explique son grand nombre de daaras.

 

Les actions réalisées par ATT :

Face à cette situation de précarité, Samba Tidiane Tounkara, connu sous le nom de "Batch", a décidé de consacrer sa vie pour défendre la cause des talibés, et améliorer leur quotidien. Il a commencé par mener des actions à titre personnel, et a finalement créé l'association ATT, pour avoir un cadre juridique et faire reconnaître son action de solidarité envers les Talibés.

1988 : 1er contact avec les talibés

1990 : Collaboration fonctionnelle en terme d'animations sportives

1991 : 1ère opération de circoncision de 30 enfants

1994 : rencontre avec Stéphanie Palapys, de l'association allemande JOKO

1997 : 8 décembre : création officielle de l'association AND TAXAWU TALIBE

1998 : réorientation du projet

1997 - 1999 : période de difficultés et de doutes

2000 : rencontre avec Léandre Chevalier et Raphaële Pontefract, de l'association française IMRAGEN

        rencontre avec l'association française CH'TI TERANGA

2001 - 2002 : action humanitaire, circoncision de 50 enfants (IMRAGEN)

2002 : Africa Cirk : animations de cirque et jonglage avec les enfants (IMRAGEN)

2003 : construction du centre d'accueil (IMRAGEN, Gouvernance)

        circoncision de 100 enfants (IMRAGEN)

        recensement de 1 515 talibés dans 77 daaras de Saint-Louis (IMRAGEN)

        participation à la Semaine Internationale de la Solidarité en Val de Marne (Conseil Général du Val de Marne)

2004 : équipement du centre d'accueil (ATELIERS SANS FRONTIERES)

        réfection de 3 plateformes (foot, basket, volley) du lycée Charles de Gaulle (ASF)

        équipement en tatamis de la salle karaté du lycée Charles de Gaulle (ASF)

        équipement de la salle de musculation du stade Babacar Seye (ASF)

       construction d'une salle multifonctionnelle (basket, volley) à l'école El Hadj Rawane N'Gom (ASF)

       stage d'échange sur les pratiques sociales en France et Allemagne (ASF, IMRAGEN, PLSR, CG94, JOKO, Sleep In, Street Work)

       formation du personnel d'ATT en gestion de projet, site web, communication (IMRAGEN)

       mise en place du télécentre (Fondation Global Giving)

Tous les ans : expositions de photos, de dessins d'enfants, de récits de vie

 

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